L’himalaya, la chaîne de montagne qui accueille les 14 plus hauts sommets du monde

L'Everest

L’Everest – 8848 m

L’Everest, en tibétain Chomolungma qui signifie “Mère de l’univers”, en népalais Sagarmāthā, aussi appelé mont Everest, est une montagne située dans la chaîne de l’Himalaya, à la frontière entre le Népal (Sagarmatha) et la Chine (Tibet).

L’Everest est mesuré en 1856 par le géomètre bengalais Radhanath Sikhdar : 8 839 mètres (aujourd’hui 8 848 mètres)

Edmund Hillary et Tensing Norway Sherpa ont réussi la première ascension par le versant Népalais le 29 mai 1953.

Les conditions climatiques à l’Everest sont extrêmes. En janvier, mois le plus froid, la température au sommet est en moyenne de −36 °C et le ressenti peut être de −60 °C. En juillet, mois le plus chaud, la température moyenne est de −19 °C et il gèle en permanence31.

Le K2

Le K2 – 8611 m

Le K2 est un sommet du massif du Karakoram (ou Karakorum) situé sur la frontière sino-pakistanaise dans la région autonome du Gilgit-Baltistan (district de Skardu).
C’est le deuxième plus haut sommet du monde (après l’Everest) avec une altitude officielle de 8 611 m.
Le nom K2 est dérivé de la notation utilisée par la Great Trigonometric Survey. Thomas George Montgomerie fit la première enquête dans le Karakoram, en partant du mont Haramukh, et en descendant de 210 km au sud, et dessina les six pics les plus importants, les nommant de K1 à K6.
L’ascension du K2 est considérée comme bien plus difficile que celle de l’Everest.
En 2016, seules 378 personnes l’avaient réalisée contre plus de 5 000 personnes ayant atteint le sommet de l’Everest, et 85 personnes ont trouvé la mort sur ses pentes.
Les deux premiers hommes à atteindre le sommet furent Lino Lacedelli et Achille Compagnoni le 31 juillet 1954.

Kangchenjunga

Le Kangchenjunga – 8586 m

Le Kangchenjunga est un sommet de l’Himalaya, sur la frontière indo-népalaise, à l’est du Népal, entre le district de Taplejung et l’État indien du Sikkim.
Avec une altitude de 8 586 mètres, c’est le troisième plus haut sommet sur Terre, après l’Everest et le K2, et le point culminant de l’Inde.
Kangchenjunga signifie « les cinq trésors des neiges » en tibétain, car il compte cinq sommets, dont quatre de plus de 8 450 m d’altitude.
Le Kangchenjunga est plus qu’un sommet, il forme toute une chaîne de sommets satellites reliés entre eux par des arêtes enneigées ou glacées qui se déploient vers le sud.
La première ascension est réussie le 25 mai 1955, par George Band et Joe Brown lors d’une expédition dirigée par Charles Evans.

Lhotse

Le Lhotse – 8516 m

Sommet de l’Himalaya sur la frontière Népal-Tibet (Chine), le Lhotse est le quatrième plus haut sommet du monde avec une altitude de 8 516 m.
Son nom signifie pic du sud en tibétain car c’est un sommet satellite de l’Everest dont il est séparé par le col Sud (7 906 m).
Le Lhotse semble sous la coupe de l’Everest, avec lequel il partage une branche orientée nord-sud de la grande chaîne qui s’étend d’est en ouest, dans la partie orientale de l’Himalaya.
La première ascension est faite le 18 mai par les Suisses Fritz Luchsinger et Ernst Reiss en 1956.

Makalu

Le Makalu – 8463 m

Le Makalu est le cinquième sommet le plus haut du monde. Il est situé au sud-est de l’Everest sur la frontière tibéto-népalaise à 8 463 mètres d’altitude. Le Makalu est une montagne isolée qui a la forme d’une pyramide à quatre côtés.

La première ascension est réussie par Lionel Terray, Jean Couzy le 15 mai 1955 lors d’une expédition française menée par Jean Franco sur la face nord et l’arête nord-est.

En 2006, l’alpiniste français Jean-Christophe Lafaille perd la vie en voulant réaliser la première ascension hivernale en solitaire.

Le Cho Oyu – 8201 m

Le Cho Oyu est le sixième sommet le plus haut du monde. Situé dans l’Himalaya à 28 km à l’ouest de l’Everest, le Cho Oyu est généralement considéré comme le « plus abordable » ou le « moins difficile » des 8 000.

La première ascension a été réussie le 19 octobre 1954 par Joseph Joechler, Pasang Dawa Lama et Herbert Tichy avec une expédition autrichienne sur l’arête et la face ouest.

Le Dhaulagiri – 8167 m

Le Dhaulagiri est le septième plus haut sommet du monde, dans la chaîne de l’Himalaya. Plus haute montagne entièrement au Népal, il est localisé dans le centre est du pays. Dhaulagiri vient des mots sanscrits « Dhavali giri » signifiant « Montagne blanche ».

La première ascension a été faite par une expédition suisse le 13 mai 1960 . Ce fut la première ascension himalayenne assistée par un avion, un Pilatus PC-6 qui y effectua le plus haut atterrissage du monde avec un aéronef à ailes fixes.

Le Manaslu – 8163 m

Le Manaslu est le huitième plus haut sommet du monde avec une altitude de 8163 m.
Situé au Népal, il se présente sous la forme d’un pic pyramidale dont la première ascension est réalisée par une expédition japonnaise le 9 mai 1956.
L’Italien Reinhold Messner, au sein d’une expédition autrichienne, parvient au sommet sans apport artificiel d’oxygène et par la face sud-ouest en 1972.

Le  Nanga Parbat – 8126 m

Le Nanga Parbat est le neuvième plus haut sommet du monde (8 125 mètres), dans la chaîne de l’Himalaya. Plus haute montagne entièrement au Pakistan, il est le huit mille le plus occidental. Nanga Parbat signifie « montagne nue ». Il est aussi appelé Diamir (signifiant « Roi des montagnes »).

le Tyrolien Hermann Buhl atteignit le sommet du Nanga Parbat le 3 juillet 1953, au terme d’une incroyable performance d’escalade.

Chez les alpinistes, le Nanga Parbat est connu comme un des 8 000 les plus difficiles à vaincre. Contrairement à l’Everest, même sa voie d’accès la plus classique et la plus « facile » (la voie Kinshofer) présente des pentes extrêmement escarpées, entrecoupées de couloirs d’avalanches et exposées aux chutes de pierres.

L’annapurna – 8091 m

L’Annapurna est le dixième plus haut sommet du monde (8091 mètres), dans la chaîne de l’Himalaya.
Il est le premier sommet de plus de 8 000 mètres à avoir été gravi. L’immense barrière de l’Annapurna Himalcompte 11 sommets et antécimes, sur une seule et même arête, qui dépassent tous les 7 000 m d’altitude.
Le 3 juin 1950, Maurice Herzog et Louis Lachenal atteignent le sommet par la face Nord, avec une expédition comprenant Lionel Terray, Gaston Rébuffat, Marcel Ichac, Jean Couzy, Marcel Schatz, Jacques Oudot (médecin) et Francis de Noyelle (diplomate assurant la coordination avec les autorités locales).

Le Gasherbrum I – 8068 m

Le Gasherbrum I (ou Hidden Peak) est le onzième plus haut sommet du monde.
La première ascension est réalisée le 5 juillet1958 par une expédition américaine dirigée par Nicholas Clinch, Pete Schoening et Andy Kauffman.

Le Gasherbrum désigne un groupe de sommets situés au Pakistan, au nord-est du glacier de Baltoro dans la région du Karakoram. On retrouve dans le même secteur le Gasherbrum II, III et IV et également le K2.

Le Broad Peak – 8047 m

Le Broad Peak est le douzième plus haut sommet du monde. Il fait partie du Gasherbrum situé dans le Karakoram, à la frontière entre la Chine et le Pakistan. Son nom usuel vient de son autre nom, Falchen Kangri, qui fait référence à la largeur de son sommet.

La Première ascension est réalisée par un expédition autrichienne dirigée par Marcus Schmuck, le 9 juin 957

Le Gashebrum II – 8035 m

Le Gasherbrum II est le treizième plus haut sommet du monde.
Le Gasherbrum est en fait une chaîne de cinq sommets:

Gasherbrum I: 8068 mètres,
Broad Peak: 8047 mètres,
Gasherbrum II: 8035 mètres,
Gasherbrum III: 7952 mètres,
Gasherbrum IV: 7925 mètres.

La première ascension est réalisée par une expédition autrichienne composé de Josef Larch, Fritz Moravec et Hans Willenpart le 8 juillet 1956.

Le Shishapangma – 8013 m

Le Shishapangma culmine à 8 027 mètres d’altitude au Tibet, en Chine. Il est le quatorzième sommet le plus haut du monde et le dernier des « 8 000 ».
Il est gravi pour la première fois par une expédition chinoise le 2 mai 1964, alors que les frontières du pays étaient fermées aux étrangers. La voie normale emprunte les versants nord de la montagne et présente relativement peu de difficulté.

Himalaya – les 14 sommets de 8000 m – Le mur d’images

Himalaya : La localisation géographique

Cinq pays se partagent l’Himalaya : la Chine (Tibet) borde la chaîne au nord tandis que l’Inde, le Népal et le Bhoutan se partagent son versant sud. Dans le prolongement à l’ouest de la chaîne himalayenne, on trouve le Karakoram partagé entre l’Inde et le  Pakistan.

L’Himalaya s’étend sur plus de 2 400 km, depuis le Nanga Parbat, au Pakistan, à l’ouest jusqu’au Namche Barwa à l’est.

En ce qui concerne les quatorze sommets de plus de 8000 m, ils sont répartis dans trois pays :  le Pakistan, le Népal et la Chine (Tibet) et sont répartis dans deux chaînes de montagne :

 Himalaya (9 sommets) : Everest, Lhotse, Kanchenjunga, Makalu, Dhaulagiri, Cho Oyu,  Manaslu, Annapurna, ShishaPangma

et le Karakoram pour les 5 autres: K2, Nanga Parbat, Gasherbrum I, Broad Peak, Gasherbrum II

Le Karakoram est situé à la frontière du Pakistan, de l’Inde et de la Chine et s’étend sur une longueur de plus de 500 kilomètres. Ce massif rassemble une très forte concentration de hauts sommets et il contient entre autres le deuxième plus haut sommet du monde (le K28 611 m), le groupe Gasherbrum I, Broad Peak, Gasherbrum II et plus à l’Ouest, le Nanga Parbat.

 Il est aussi celui où l’on recense le plus de glaciers, 135 de taille importante dont l’un des plus longs hors région polaire, le glacier du Baltoro avec ses 57 km, et surtout, le Siachen, long de 75 km (80 km en 1970).

Himalaya : La chronologie

L’histoire de l’alpinisme dans l’Himalaya est marqué par une succession d’exploits retentissants mais également par beaucoup de péripéties et de  drames qui ont conféré à ce massif une dimension mythique.

Depuis les tentatives de Mallory et Irvine, dont l’issue s’est perdue à jamais dans les neiges himalayennes, jusqu’à la première ascension sans oxygène en 1978 par Reinhold Messmer, tous les 8000 m ont été vaincus. Les expéditions lourdes et portées par la nation, ont laissé la place à un alpinisme plus individualiste et altéré par tous les dommages collatéraux inhérents à cette course  vers la gloire et la reconnaissance :  droits de passage de plus en plus élevés, pollution des sites et notamment des camps de base et même récemment, un pugilat à plus de 7000 m d’altitude.

Et cette chronique n’est pas finie, ces montagnes d’une exceptionnelle beauté continueront à attirer les records en tout genre loin de l’éthique souhaitée mais ramèneront  également des récits de grandes aventures humaines, palpitantes propices au rêves et à la contemplation.

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Les grimpeurs de l’Himalaya

Des années 50 à aujourd’hui, chacun de ces hommes et femmes a écrit une page marquante dans le grand livre de l’alpinisme en Himalaya.

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